Les mouvements de jeunesse accompagnent mon quotidien depuis dix-sept ans. Mes dernières années, en tant que chef de toutes sections, m’ont permis d’en retirer bon nombre d’apprentissage. Être chef est un rôle non seulement de guide, mais aussi d’accompagnant, de médiateur ou de confident. C’est différentes casquettes m’ont toutes été intuitivement portées car j’aime être à l’écoute de l’autre.
D’un point de vue professionnel, la tolérance et l’empathie ont une réelle place à défendre et le scoutisme m’a permis de les développer et de les approfondir.
Mais cela apporte aussi son lot de difficultés comme le manque de compréhension face à certaines situations, apportant alors une mauvaise gestion de celle-ci. Le contact humain s’apprend, finalement, sur le tard, ce qui implique de se rater, parfois fort, parfois moins. Mais en tout cas cela forge notre façon de régler des potentiels problèmes, pour la prochaine fois. J’ai toujours pu compter sur mes camarades pour avoir un retour sur ma façon d’avoir gérer une situation, et ils étaient souvent positifs, c’était donc bon signe dès le début !
Les mouvements de jeunesse ne sont évidemment pas les seuls à pouvoir apporter ce type de valeur. C’est aussi le cas du bénévolat, de l’assistance à la personne âgée ou en situation de handicap.
Comme je l’ai dit, les relations humaines s’apprennent sur le tard, et on n’a jamais fini d’apprendre ! de plus, le monde professionnel possède des exigences que les mouvements de jeunesse n’ont pas, telles que posséder un certain charisme, une tenue particulières, une certaine acceptation de la hiérarchie, ce que je n’ai pas toujours voulu admettre en tant que scout. Je dirais donc que ce qu’il pourrait manquer est une certaine maturité face à certains situations, confrontation et comportement.
